J'ai lu : Le roman de Boddah : Comment j'ai tué Kurt Cobain, de Nicolas Otero

samedi, décembre 12, 2015


Bonjour ! Comment ça va ce matin ? La semaine n'a pas été trop dure j'espère ? Pour ma part, les partiels ont débuté, et... Et voilà. Je ne m'attarderais pas sur le sujet (c'est caca en tout cas, très caca même) ! Ce week-end, pas de répit pour moi ! J'ai encore deux gros travaux à faire, et je dois vous avouer que j'en ai un peu marre... Vraiment. Mais bon ! C'est la fac, et si je ne bosse pas je vais finir caissière chez Casino (non pas que je dénigre ce métier hein) ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour ce fameux billet qui traîne au coin de ma tête depuis... Ben depuis pas mal de temps à vrai dire ! Je vous en parlais déjà en Septembre me semble-t-il, et j'ai enfin trouvé le temps de m'en occuper ahah Comme vous avez pu le lire dans le titre, c'est une revue sur un roman graphique que j'écris aujourd'hui : Le roman de Boddah : Comment j'ai tué Kurt Cobain, de Nicolas Otero. Je tiens à vous prévenir : Ce bouquin n'est pas adapté à toutes et à tous ! Il contient des images très explicites (sexe, violence, drogue, mort...), et est donc réservé à un public averti. Sur ces mots, pourquoi ne viendriez-vous pas plonger dans la vie de Kurt Cobain avec moi ? (◡‿◡) cliquez sur les photos pour une meilleure qualité



Pour la petite histoire (promis, je passe au vif du sujet juste après !), ce roman graphique est un projet qui est en cours depuis pas mal de temps (plus de deux ans si je ne dis pas de bêtises). J'ai la chance d'avoir croisé et discuté avec l'auteur, Nicolas Otero, à plusieurs reprises, lors de festivals consacrés à la bande-dessinée, et je me souviens qu'il m'avait parlé de cette affaire (le roman graphique, suivez un peu !). C'est notamment grâce à lui, entre autres, que je me suis penchée sur la musique de Nirvana, et si vous ne le savez pas déjà, j'aime énormément (so grunge, so pale, so Tumblr) ! Enfin bref, en tout cas, cette discussion était restée dans un coin de ma tête, mais je n'y pensais plus vraiment... Jusqu'à ce que mon père revienne, un beau jour, avec ce bijou dans les mains.

Le roman de Boddah : Comment j'ai tué Kurt Cobain, qu'est-ce que c'est ?

"Kurt Cobain m'a traîné partout : Dans ses histoires d'amour, à Los Angeles, dans ses veines, en tournée au Japon, dans ses intestins, dans ses hurlements silencieux, à Sydney, dans les projections de son crâne sur les murs, partout. A quinze ans, il taguait sur les murs de son école "TUEZ VOS PARENTS !". Rappelez-vous bien ces paroles. 

Je m'appelle Boddah.

Voici la vraie histoire."

Voilà. Ce résumé se suffit à lui seul et MON DIEU, il m'a tout de suite donné envie de commencer ma lecture. Si vous ne le savez pas, Kurt Cobain, artiste de génie, dépressif et suicidaire à souhait, leader du mythique groupe Nirvana, s'est suicidé à l'âge de vingt-sept ans. Avant cela, il a écrit une lettre d'adieux, adressée à "Boddah". Boddah ? C'est son ami imaginaire, et ce, depuis qu'il est gamin. Étrange, n'est-ce pas ? Mais tellement génial (à mes yeux). 

Est-ce qu'on peut s'arrêter une minute et parler de la couverture ? Non mais attendez, elle est juste magnifique ! Les couleurs ne sont pas aussi belles en photo qu'en vrai, croyez-moi. J'aime le regard qu'a Kurt dessus : A la fois triste, perplexe, mélancolique, bref, un tas d'émotions se dégagent de ses yeux. Et puis le choix des couleurs, la posture, la robe... Tout est parfait, et je pourrais passer des heures à contempler cette couverture ahah !

Mais bref, je m'éparpille (comme le cerveau de Kurt - d'accord je m'arrête là pour les blagues de mauvais goût). Ce bouquin raconte donc l'histoire de Kurt Cobain, mais pas que. Il raconte l'histoire (vraie) de Kurt Cobain sans enjoliver les choses, en montrant son désespoir, sa détresse, ses tendances à flirter avec la mort, accompagné du seul ami qui lui ait été fidèle jusqu'au bout : Boddah. Il faut également savoir que ce roman graphique est adapté du roman éponyme d'Héloïse Guay de Bellissen (que je compte me procurer si j'ai l'occasion de le trouver).


Le style graphique d'Otero est parfaitement adapté pour ce projet, et je dois vous avouer qu'il m'a surprise. Habituée à sa bande-dessinée Amerikkka (que je vous conseille fortement !), j'ai eu le plaisir de voir qu'il a essayé de nouvelles choses, que ça soit sur la présentation ou les techniques, les compositions... C'est un véritable chef-d'oeuvre artistique qu'il nous propose avec Le roman de Boddah, et je pèse mes mots.

Cependant, je ne suis pas certaine que cet ouvrage soit destiné à tout le monde. Non pas de par son caractère cru, mais de par son côté... Comment dire... Pour moi, c'est un bouquin avant tout destiné aux fans pure souche de Kurt et de Nirvana. Parce qu'il est très précis, très porté sur les anecdotes et les détails, parce que les références ne sont pas toujours claires (pour moi du moins), parce que tout ça conserve quand même un côté très biographique qui pourrait ennuyer (ce n'est pas le cas pour moi rassurez-vous !). Mais le fait que la vie de Kurt soit décrite à travers les yeux de Boddah rend quand même ce livre intéressant et très original.

Encore une fois, je tiens à vous prévenir : Ce roman graphique est assez dur, qu'il s'agisse de l'histoire ou des images. Nous le savons, Kurt Cobain était torturé, et il a eu de gros problèmes avec l'héroïne. Les dessins montrent clairement cet esprit dérangé et complètement fou qu'était celui du leader de Nirvana : Entre les passages sous LSD (façon de parler pour décrire ces images quasi psychédéliques et/ou cauchemardesques qui parsèment le livre), les paires de seins qui foisonnent, les scènes de sexe, le sang, la drogue, bref, toutes ces choses pas très catholiques sont omniprésentes, et si vous êtes facilement choqué(e)s, passez votre chemin !


En clair, Le roman de Boddah : Comment j'ai tué Kurt Cobain est une espèce de voyage, un voyage dans la tête de Kurt Cobain avec pour guide son ami imaginaire. C'est un ouvrage unique, très particulier et qui ne plaira pas à tout le monde, mais que je conseille quand même : Que vous aimiez ou non Nirvana, c'est avant tout une expérience que je vous propose. Durant ma lecture, j'ai eu la sensation de partager quelque chose avec ce fameux Boddah, j'avais l'impression d'entrer (peut-être un peu trop ?) dans la vie privée d'une star partie bien trop tôt. En fait, c'est comme si j'avais, le temps de cent cinquante pages, eu un ami et puis assisté à son suicide. J'ai trouvé ce bouquin très poétique, malgré son côté sombre et glauque. La scène où Kurt porte les sous-vêtements de Courtney est juste parfaite, tout simplement.

Non, vraiment, c'est un beau livre à avoir chez soi, et c'est aussi un très beau cadeau de Noël (22€ quand même) qui vaut son pesant d'or ! Avant de vous laisser et de passer au petit mot de fin, j'avais envie de vous donner quelques citations que j'ai beaucoup aimées :

"Avec Nirvana, tout était possible. C'était l'accident, le trauma, une tornade organisée... La flamme d'une bougie qui risquait de s'éteindre à tout moment et de nous foutre dans le black-out le plus noir du monde, et malgré tout ça, tout ce bordel, ils donnaient ce qu'on attendait d'eux : Un vrai pansement sur une vraie plaie. On baisait en regardant leurs concerts. On baisait la terre entière, le monde de la musique, on baisait MTV, on baisait ses propres parents... Et on se faisait du bien, parce qu'au fond de nous on savait ce qu'on avait fait. En réalité, on avait fait l'amour." - Chapitre un, "One, two, Nirvana".

"- Merci d'avoir répondu à ma petite attention, Pixie Meat !
- Tu crois pas si bien dire... J'en ai écrit une chanson !" - Chapitre trois, "Heart Shaped Box".

"[...] et, souvenez-vous, il vaut mieux brûler que se consumer." - Lettre de suicide de Kurt Cobain.




Et voilà !  Pfiouh ! J'ai l'impression de vous avoir tenu la jambe pendant une heure et demie ahah ! J'espère sincèrement que ce billet vous aura plu, et qu'il est assez clair (j'ai tendance à écrire les choses et à ne pas les ordonner, c'est terrible). Si vous avez lu ce roman graphique, n'hésitez pas à me donner votre avis, et si vous ne l'avez pas lu, dites-moi s'il vous intéresse ou non  En tout cas, c'est un énorme coup de cœur pour moi, et je peux vous garantir que je compte le faire dédicacer dès qu'Otero pointera le bout de son nez dans les festivals ! (◡‿◡)

 Pour me contacter : plumvent.leblog@outlook.fr

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