La rue ne vous appartient pas, mon corps non plus.

lundi, mai 16, 2016


Bonjour (ou bonsoir) !  Alors oui, je suis plutôt en retard sur mon planning, mais j'ai eu un week-end très chargé, et j'ai préféré profiter des gens avec qui j'étais plutôt que de traîner sur les réseaux et la blogo... Je vous raconterais bien le week-end de folie que j'ai passé, et tous les bons moments qui vont avec, mais aujourd'hui, j'aborde un sujet qui me tient très à cœur et qui me touche personnellement, comme (malheureusement) beaucoup d'autres personnes. J'évoque très rarement des choses aussi graves, tristes, sur bébé blog, tout simplement parce que justement, mon but est de vous faire passer un bon moment, l'espace d'un article, afin que vous laissiez vos petits problèmes de côté. Mais je n'ai pas envie de passer pour la fille pleine de joie de vivre, qui jongle entre ses amis, les soirées, les passages à la supérette de mon caissier, et toutes les autres choses plus ou moins futiles dont je parle habituellement. 

Vous l'aurez compris au titre et à l'illustration de couverture, on va parler harcèlement de rue. Je dis "on" parce que j'ai posé deux questions à des femmes concernant ce sujet. Je tiens à préciser que je n'ai demandé qu'à des femmes car j'en suis une (du moins, je suis une fille), et qu'il était plus simple pour moi de parler de mon expérience et mon ressenti avec d'autres demoiselles. Cette intro est un peu longue, je m'en excuse, mais j'ai besoin de mettre les points sur les "i" avant de commencer à entrer pleinement dans le vif du sujet. Sachez que je ne me considère pas comme une sorte de grand manitou, ou encore comme la voix de la sagesse, et mes propos ne reflètent que mon opinion personnelle. Peut-être serez vous d'accord, peut-être pas, soit, je respecte ça. Bien entendu, je risque peut-être de faire des généralités qui ne vous plairont pas, d'être un peu maladroite dans mes propos, voire d'oublier quelques points, alors je vous prie d'être indulgent(e)s avec moi (et toutes les personnes qui ont accepté de témoigner - merci encore les filles ! Je pense avoir dit à peu près tout ce que j'avais à dire alors, sans plus attendre, je vous propose de lire la suite... (◡‿◡cliquez sur les photos pour une meilleure qualité | aucune atteinte aux droits d'auteurs n'a été intentée et les photos sont créditées à qui de droit



Difficile de savoir par où commencer quand j'ai tant de choses à dire... Déjà, je crois que l'idée même de traiter de ce sujet sur mon blog est le résultat d'une série d'événements : Une discussion, une remarque, une petite engueulade, un main mal placée, une conversation dans la rue... Beaucoup de choses se sont déroulées, et finalement, je me suis dit que si j'en parlais aussi souvent avec mes proches, je me devais d'en parler ici. Non pas que je sois, comme dit plus tôt, une sorte de Mère Thérésa ou quoi que ce soit, mais voilà, peut-être que mon expérience, mes modestes conseils, ainsi que ceux des personnes qui ont accepté de témoigner pour l'article, pourront vous aider.

Alors, le harcèlement de rue... Cette expression qui fait si peur aux gens, qui ne se gênent pas pour dire "Roh mais quand même, c'est pas du harcèlement de faire telle ou telle chose !". De mon point de vue, le harcèlement dépend un peu de notre façon d'interpréter la chose. J'ai un exemple bien concret qui me vient en tête : Je suis habillée en tee-shirt, veste en jean, pantalon type slim et Vans. Rien de provocant, une tenue de tous les jours pour moi. Là, un mec me fixe. Deux cas de figure se présentent à moi : Soit c'est un regard "bienveillant", quelqu'un qui me sourit avec les yeux, qui me dit bonjour, qui (peut-être) me trouve charmante. Un regard "qui fait plaisir" quoi ! Soit (et là, c'est généralement ce qu'il se passe), c'est un regard appuyé, qui me déshabille et qui me dit "Si je le pouvais, je te prendrais bien contre les sièges du tram" (excusez le langage mais je ne vois pas d'autre manière de le dire). Un regard bien dégoûtant, qui donne la nausée et qui fait autant d'effet que Gérard Depardieu nu dans ma salle de bain (sexy). Vous voyez où je veux en venir ? Si je dis simplement à quelqu'un "Ouais y a un gars qui m'a fixée dans le tram", et que j'insinue qu'il s'agissait d'une forme de harcèlement, on me prendrait peut-être pour une grossiste (une exagératrice quoi). 

Je pense, personnellement, que le harcèlement commence à partir du moment où un geste, un regard, une attitude ou des mots nous dérangent, nous mettent mal à l'aise, nous gênent. Bref, le harcèlement de rue peut prendre n'importe quelle forme, et elle ne sera peut-être pas la même du point de vue d'un individu à un autre. 


J'en ai assez. Assez de sortir de chez moi heureuse, mais en ayant sans cesse une boule au ventre. Matin. Midi. Soir. Nuit. Dans la rue, dans le tram, dans un bar ou en terrasse. Peu importe où je vais, j'aurais toujours cette peur de l'autre, cette peur des gens... Une chose que je me demande souvent est celle-ci : Pourquoi est-ce qu'au lieu d'apprendre aux filles à faire attention, on n'apprendrait pas aux hommes à se tenir correctement ? Je dis "hommes", mais les femmes font elles aussi preuve de harcèlement (cependant, ça ne m'est jamais arrivé, mais comme pour tout, les cas dont on ne parle pas forcément arrivent), qu'on s'entende. Alors oui, j'avoue, je fais partie de ces filles qui suivent du regard un beau garçon, qui matent beaucoup leurs fessiers respectifs (bouh), et peut-être qu'aux yeux ce certain(e)s, ça pourrait être pris comme du harcèlement. Si des garçons me lisent, n'hésitez pas à me dire à partir de quand vous vous sentez harcelés (même si, généralement, les hommes apprécient être "matés" et regardés) ! Cependant, je pense qu'il est plus "difficile" pour une personne de sexe masculin (on sent la fille à court de synonymes ahah !) de se sentir harcelée, notamment parce qu'elle a une position plus forte, une image plus puissante (je n'aime pas l'admettre mais, les filles, soyons honnêtes hein ; un homme lambda est généralement plus imposant et impressionnant qu'une femme lambda).

J'en ai assez de devoir faire attention sous prétexte que les autres ne le font pas. J'aimerais sortir seule, sans avoir à me soucier des gens autour de moi. Même si ça n'est pas ma priorité lorsque je suis seule en ville, je prête toujours attention aux personnes qui sont près de moi (surtout les hommes, les garçons, bref, les porteurs de zi... ENFIN VOILA QUOI) : "Pourquoi est-ce qu'il s'assied en face de moi alors qu'il y a un siège vide devant ?", "Il a quoi à se tenir aussi près ?", "Euh mec, déconne pas, t'es grave chelou à tourner autour comme ça là...". Des réflexions que je me fais toutes les deux minutes. Alors oui, bon, traitez-moi de parano si ça vous dit, mais je pense que la plupart des filles me lisant comprennent ce sentiment. Parce que oui, en tant que fille, en tant que femme, on a grandi comme ça : "Fais attention à toi", "Ne sors pas seule", "Ne rentre pas trop tard, ou fais-toi accompagner par quelqu'un de confiance", "Ne porte pas de talons/jupe/robe/autre vêtement de type féminin". Bref, que des "conseils" pour notre sécurité, sous prétexte que les gens ne savent pas garder leur appareil dans le calbute.

Et elle me rend triste, cette réalité. Parce qu'effectivement, les conseils que nous donnent nos parents sont là parce que la vie est comme ça. Une robe ? Bah merde, elle cherche à se faire violer celle-là ! Un rouge à lèvres rouge ? Mais quelle pute. Un jean un peu moulant ? Ça m'étonne même pas qu'elle se fasse emmerder elle... Si ces phrases ne vous ont pas choqué(e)s, je vous conseille vivement de vous remettre en question. Vraiment. Parce que non, je suis désolée, mais une femme ne s'habille pas pour dire "Portes ouvertes, ce soit, je baise à tout va, venez, venez !". Une femme s'habille comme elle désire s'habiller : Pour elle, pour une occasion spéciale, pour son/sa petit(e)-ami(e), bref, une femme s'habille de la manière qui lui plaît (ou pas, si elle a peur, comme beaucoup d'autres demoiselles). Tout ne vous est pas dû (je dis "vous", mais c'est pour parler des gens en général, je vous rassure), et si une fille se fait harceler, sachez que ce n'est pas parce qu'elle l'a cherché ou demandé. C'est tout simplement parce que les gens, les hommes comme les femmes, ne savent pas se tenir, n'ont aucune notion de respect ou de bienveillance, et pensent qu'un "T'es charmante, viens avec moi" lancé comme ça, sans pression, va faire chavirer les cœurs. Je ne parle même pas de toutes ces expressions fleuries qu'on entend tous les jours, comme par exemple le "Grosse pute, je vais bien te violer toi !" (je vous assure que c'est du vécu), ou encore le "Hé mademoiselle vous êtes mignonne ! Hé, grosse pute, j't'ai parlé ! Sale moche va, t'as un gros cul !" (quand on ne répond pas, un classique). 


Je pourrais vous parler de toutes ces belles choses qui m'arrivent chaque fois que je sors de chez moi. Quand je prends le tram, quand je marche dans la rue, quand je vais faire mes courses... Mais au final, le constat sera le même : Quand je suis seule, je suis plus étonnée quand il ne se passe rien, plutôt que quand je me prends une réflexion ou qu'un homme a une attitude déplacée envers moi. Je vais maintenant laisser la paroles aux filles et femmes qui ont accepté de témoigner (anonymement ou non), en répondant à deux questions : La première consistait à raconter une expérience vécue par le passé (en lien avec le harcèlement physique et/ou moral). La seconde quant à elle, visait à proposer des solutions afin que la femme ne soit plus vue comme un bout de viande, et que le slut shaming (cette manière de mettre en cause la tenue ou l'attitude d'une femme en cas de viol ou d'agression, par exemple) ne soit plus banalisé comme il l'est aujourd'hui. Merci encore à vous les filles, pour votre aide, votre patience et votre courage.

"J'ai malheureusement été confrontée plusieurs fois au harcèlement, que ce soit moral ou physique. Au collège, un groupe de filles prenait un malin plaisir à m'insulter chaque jour et critiquer mon physique ou autre. Je faisais tout pour les éviter car je savais pertinemment que chaque fois que je passais à côté d'elles je me prendrais une remarque désagréable. Plus tard, c'est un groupe de garçons, voyant que j'étais seule en permanence, qui ont décidé de faire de moi leur victime. Au début c'était des insultes, puis des phrases assez obscènes et ça s’est fini en agressions, mais ça part sur un autre sujet. Ça s'est arrêté quand j'ai fait une phobie scolaire et que j'ai été déscolarisée, je n'arrivais plus à supporter d'aller en cours, avec ces gens. Aujourd'hui, je suis victime comme beaucoup de filles, de harcèlement de rue. Je ne sors pas en ville très souvent mais je suis sûre chaque fois que je vais sortir qu'on va me siffler, tenter de me toucher, me traiter de "pute" ou bien de "salope" et me regarder comme si j'étais un simple morceau de viande.

Très sincèrement je ne sais pas si on peut réellement changer les mentalités, les gens sont tellement bornés et cons pour la plupart. Pour ma part j'essaye au maximum de sensibiliser les gens en leur parlant de mes expériences, en leur faisant comprendre qu'il ne faut pas banaliser tout ça, que c'est grave, que des gens souffrent. J'en parle, encore et encore, espérant que ça rentre dans leur tête et espérant qu'ils en parlent à leur tour..." - Lola.

"J'ai un style vestimentaire très particulier, et je l'assume pleinement. Mais je ne te cache pas qu'il est difficile, parfois, de ne plus prêter attention aux dires des autres. J'ai des formes, une bonne poitrine et de bonnes hanches, et j'ai souvent droit à des regards, des réflexions, des attouchements même. Il m'est arrivé, une fois, qu'un homme se colle à moi, alors qu'il était en érection. Malgré mes protestations, mon agacement et mes multiples tentatives pour le faire partir, il est resté, et personne autour de moi n'a bougé...

C'est très dur de se sentir seule, et j'ai eu du mal à m'en remettre... Le plus important est de s'entourer de personnes bienveillantes et aimantes, et tout ira mieux. J'espère qu'un jour, toute cette prévention mise en place prendra une telle ampleur que personne ne pourra encore prendre le harcèlement à la légère." - Anonyme.

"Alors moi... C'est plutôt dans le cadre du boulot que j'ai été confrontée à cela. Il ne s'est rien passé de grave en soi, même si quoi qu'il se passe c'est trop et ça ne devrait pas exister. Dans mon ancien boulot, malgré le fait que je travaille dans le monde du bâtiment, je n'étais pas entourée que d'hommes. Mais j'avais souvent droit; de la part de mon responsable, à des remarques graveleuses. Je n'étais pas la seule femme à les subir mais la seule, je crois, perturbée par cela. Parce que je ne demandais rien, alors que les autres rentraient dans le jeu (photos en mode Charlie et ses drôles de dames sexy, rentrer dans les délires, venir en mini jupe et talons pour faire plaisir au chef)... Moi je venais avec mes ballerines qu'il détestait et j'étais heureuse. Les remarques qui m'ont le plus marquée, c'était les remarques du genre "Je te vois bien en bikini casque de chantier poser pour un calendrier", "J'espère que tu es nue sous ta combinaison", "Où sont la jupe et les talons ? Les ballerines c'est pas des chaussures".

Certains diront que c'est un manque d'éducation, d'autres diront que c'est mérité... Ce n'est jamais mérité de se faire prendre pour un bout de viande. Si je devais trouver une solution je dirais que c'est dans la parole, les débats, pourquoi pas des cours d'éducation sexuelle à différents niveaux scolaires. Pour qu'un homme comprenne que siffler une fille dans la rue, la coller contre un mur ou tenter de passer sa main sous sa jupe c'est pas draguer, ce n'est pas normal et c'est grave. Et parce qu'une fille a le droit d'agir comme elle l'entend sans se dire "Ah non je vais me faire agresser" surtout qu'aujourd'hui ce n'est même plus la tenue ou le physique qui joue... Un barjo reste un barjo... C'est pour ça que je suis pour des cours ouverts sur des débats, histoire que les gens voient les choses différemment, parce que cela ne se joue pas que sur les actes mais aussi sur les mots et l'après." - Anonyme.


Pour finir ce long, très long billet, je dirais que pour définitivement changer les mentalités et faire bouger les choses, il faut parler, partager, conseiller. Afin de nous faire nous sentir plus en sécurité, j'aimerais voir plus de forces de l'ordre aux arrêts de tramway et de bus, isolés ou non du centre ville. J'aimerais qu'on apprenne, dès la maternelle, ce qui est mal et ce qui ne se fait pas, car c'est dès le plus jeune âge que les valeurs sont inculquées aux enfants. Plus de prévention, plus de compréhension et plus de protection, voilà ce dont on a besoin à l'heure actuelle... Je vous invite vivement à aller lire cet article et celui-ci, écrits par la très talentueuse Diglee, d'aller vous renseigner ici, et de suivre ce blog et cette page Facebook, qui sont (parmi des centaines) de véritables sources d'information et de prévention par rapport au harcèlement de rue.


Et voilà, c'est la fin de ce billet. J'espère n'avoir rien oublié de primordial dans ce que je voulais dire (à mon avis, j'en ai oublié pas mal)... En tout cas, merci à vous si vous avez eu le courage de tout lire ! Merci également aux filles qui ont accepté de témoigner (j'avais reçu plus de messages, mais deux autres demoiselles ont préféré que je ne publie rien, même anonymement), c'était très courageux de votre part  Comme je l'ai déjà dit, je parle en donnant mon propre point de vue, qui est celui d'une jeune adulte, vivant dans une ville composée majoritairement de jeunes, prenant tous les jours (ou presque) les transports en commun... N'hésitez pas à me partager votre point de vue sur le sujet, car l'article n'a pas pour but de faire un débat, mais d'échanger tranquillement entre nous (◡‿◡)

 Pour me contacter : plumvent.leblog@outlook.fr

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10 plume(s) déposée(s)

  1. Hélas, c'est vrai que c'est pas normal qu'on en arrive à donner des conseils aux filles pour se protéger plutôt que d'éduquer les garçons malheureusement vaut mieux faire ça que rien si on veut se protéger, c'est terrible à dire mais c'est un fait. Il y a tellement de boulot à faire malheureusement et on est dans une société où tout est tabou, ça n'aide pas à faire passer le message le plus tôt possible, notamment dans les écoles. Car ça commence dès l'enfance pour moi.
    J'ai évidemment été victime de harcèlement de rue comme beaucoup de filles. Je n'en suis jamais arrivée avec le cas de la main aux fesses (il n'y a pas intérêt) mais tout de suite c'est soit on me suit, soit les gars t'abordent très lourdement et comme tu le dis, il y a aussi ce regard. Certains restent polis et flatteurs (après tout comme tu le dis, quand quelqu'un nous plait, nous les filles, on aime bien aussi regarder, mais effectivement on n'a pas ce regard pervers), d'autres tu sens qu'ils ne savent pas se tenir. C'était d'ailleurs souvent quand j'étais en jupe d'ailleurs. Mais je ne culpabilise pas, j'avais une tenue décente (et même si elle ne l'était pas, ça ne changerait rien), je ne dérangeais personne, je ne demandais rien.

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    1. C'est sûr, si plus tard j'ai des enfants (surtout si j'ai des filles), je leur dirais de faire attention etc... Je trouve ça tellement, tellement aberrant de voir que le harcèlement est un sujet tabou, alors que c'est un fait, c'est quelque chose qui se passe tous les jours et qui peut arriver à tout le monde ! C'est sûr, on ne va pas dire à des enfants de cinq ou six ans qu'ils risquent de se faire agresser plus tard (bonjour le trauma), mais si on leur dit déjà "Ne parle pas aux étrangers", on devrait pouvoir trouver des alternatives, des phrases qui font qu'ils seraient conscients des dangers et des gestes inappropriés...

      Pour en revenir à ces histoires de regard... Ce qui est ""drôle"" (façon de parler), c'est que lorsque je porte de gros pulls en hiver, on me regarde moins que lorsque je suis en tee-shirt. Pourtant, j'ai le même corps hein, mais non, même un tee-shirt fait la différence !

      Et tu n'as pas à culpabiliser, parce que tu fais ce que tu veux ! On voit des jambes tous les jours, à la télévision, dans les magazines, mais quand c'est en vrai, les gens se mettent à baver... Enfin bon, tu n'as pas à t'en vouloir :)

      Merci beaucoup pour ton passage en tout cas, bisous, et prends soin de toi (◡‿◡✿)

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  2. Pour le moment, il ne m'est jamais encore rien arrivé et j'espère que ça restera le cas encore longtemps. Malheureusement, je sais qu'un jour ou l'autre je me retrouverai face à un con... Dans tous les cas, merci pour cet article, il faut en parler c'est très important et en aucun cas ça ne doit être tabou ! J'en ai marre du "slut shaming" (je ne connaissais pas l'expression avant).
    Bref, encore une fois c'est un superbe article !
    Bisous ma belle ♥

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    1. Je te le souhaite ma belle, je te le souhaite... Je ne suis pas la plus informée pour parler de tout ça, mais je me dis qu'une voix de plus, c'est toujours ça de pris ! On ne devrait pas avoir honte, ni avoir à nous cacher, parce que c'est en faisant ça que les mentalités ne changeront pas :/

      Merci beaucoup pour ton passage en tout cas, plein de bisous, et prends soin de toi (◡‿◡✿)

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  3. Je parle entièrement ton point de vue. J'ai l'impression moi aussi de devenir parano, à force d'être obligée d'accélerer le pas dès que je vois quelqu'un de "louche", à force de me sentir en permanence menacée ou en tous cas pas en sécurité. Et ça, à n'importe quelle heure, pas seulement la nuit. Ce qui est fou, c'est qu'on a justement eu ce débat en cours il y a pas longtemps, et les garçons ne réalisent pas tout ça, jamais ils ne se sont sentis menacés, alors que pour la grande majorité des femmes, c'est quotidien. Je ne sais pas comment on pourrait faire pour changer ça, mais il faut faire quelque chose c'est certain. Et ça passe aussi par des articles aussi intéressants que ceux de Diglee et du tien. Merci pour cet article, bisous ♡

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    1. Je te comprends tellement... Peu de garçons de mon entourage ont conscience de tout ce qui arrive (ils font partie de ces gens qui disent "Oh mais c'est pas du harcèlement"). J'pense que le souci réside aussi dans le fait qu'on donne plus d'importance aux hommes qu'aux femmes, et que le fait qu'ils ne sachent pas (généralement) ce que nous vivons au quotidien fait que la population n'est pas assez informée sur le sujet, qu'elle le laisse trop de côté. C'est clair qu'il est difficile pour les hommes de se mettre à la place des femmes, eux qui n'ont, comme tu l'as dit, pas ce sentiment de peur lorsqu'ils sont seuls dans la rue... Un jour, j'espère, on trouvera une solution pour faire baisser, voire faire cesser définitivement, tout ça !

      Merci pour tes gentils mots en tout cas, plein de bisous et prends soin de toi (◡‿◡✿)

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  4. Merci pour cet article <3 Je pense que ça nous arrive à toute. Pour ma part j'ignore mais c'est vrai que parfois j'ai envie de me retourner et d'hurler "t'as un problème?" Je pense surtout que c'est une question d'éducation, il y a des gens qui ne savent pas se tenir. Bisous

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    1. Ahah je suis comme toi, sauf que soit je fais l'indifférente, soit je fais une remarque et je hausse le ton (même si des fois j'ai eu assez peur vu que la personne en face me menaçait)...

      Merci pour ton passage en tout cas, bisous et prends soin de toi (◡‿◡✿)

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  5. Un très beau billet que j'ai aimé lire, chaque mot, chaque phrase, tes images, malheureusement trop vrai, et les témoignages. J'ose espéré que beaucoup de personne liront ton article et réfléchiront à demain, la prochaine virée entre copine, l'homme avec qui on va vivre sa vie, et la manière dont on doit élever ses enfants...

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    1. Merci ma belle, c'est très gentil. J'espère surtout qu'il aidera à faire prendre conscience de ce qu'il se passe, et que les gens ne s'arrêteront pas à mon article (qui est loin d'être le plus clair et le plus complet) !

      Merci pour ton passage, plein de bisous et prends soin de toi (◡‿◡✿)

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