Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse

mercredi, septembre 28, 2016


Hey vous  Comment allez-vous aujourd'hui ? C'est un article un peu imprévu, je vous l'avoue, que je vous propose ce matin. Le 22 Septembre dernier, ça faisait un an tout pile que j'avais posé mes cartons et mes fesses dans mon petit studio de 18m². Un an. Un an à vivre seule, en (presque) autonomie. Un an à m'habituer à la solitude, un an à l'apprécier et la détester, un an à faire des soirées improvisées (ou non) et à dormir par terre, la tête dans les étoiles, un an à maudire les constructeurs de ne pas avoir mis de volets à la fenêtre... Bref, un an à vivre mille et une choses Mais cette année passée dans mon chez-moi ne se résume pas à ma solitude ou, au contraire, à mes soirées passées à huit sur mon balcon de la taille d'un wc public ! Pendant un an, j'ai eu la chance de voir le ciel du soir se parer de ses plus belles couleurs : Du rose, du mauve, du orange, du rouge, du bleu... Je crois que chaque instant passé à le contempler était différent du précédent  J'ai donc décidé de partager quelques photos que j'ai pu prendre en un an (je répète beaucoup "un an", je sais), en toute simplicité. Evidemment, mes photos ne sont pas les plus jolies, loin de là ! Mais j'ai aimé les couleurs qui en ressortaient, alors me voilà, à vous partager quelques soirs de ma première année "de grande" (◡‿◡) cliquez sur les photos pour une meilleure qualité


Un soir que je regardais le ciel - Victor Hugo


Elle me dit, un soir, en souriant :
- Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l'ombre qui s'abaisse,
Ou l'astre d'or qui monte à l'orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je les réclame.
Quittez le ciel ; regardez dans mon âme !


Dans ce ciel vaste, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu'apprendrez-vous qui vaille mon sourire ?
Qu'apprendras-tu qui vaille nos baisers ?
Oh ! de mon cœur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d'étoiles !


Que de soleils ! vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l'obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n'est rien, je te l'atteste ;
Le ciel que j'ai dans l'âme est plus céleste !


C'est beau de voir un astre s'allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l'aurore et douces sont les roses.
Rien n'est si doux que le charme d'aimer !
La clarté vraie et la meilleure flamme,
C'est le rayon qui va de l'âme à l'âme !


L'amour vaut mieux, au fond des antres frais,
Que ces soleils qu'on ignore et qu'on nomme.
Dieu mit, sachant ce qui convient à l'homme,
Le ciel bien loin et la femme tout près.
Il dit à ceux qui scrutent l'azur sombre :
"Vivez ! aimez ! le reste, c'est mon ombre !"


Aimons ! c'est tout. Et Dieu le veut ainsi.
Laisse ton ciel que de froids rayons dorent !
Tu trouveras, dans deux yeux qui t'adorent,
Plus de beauté, plus de lumière aussi !
Aimer, c'est voir, sentir, rêver, comprendre.
L'esprit plus grand s'ajoute au cœur plus tendre.


Viens, bien-aimé ! n'entends-tu pas toujours
Dans nos transports une harmonie étrange ?
Autour de nous la nature se change
En une lyre et chante nos amours.
Viens ! aimons-nous ! errons sur la pelouse
Ne songe plus au ciel ! j'en suis jalouse ! -


Ma bien-aimée ainsi tout bas parlait,
Avec son front posé sur sa main blanche,
Et l'œil rêveur d'un ange qui se penche,
Et sa voix grave, et cet air qui me plaît ;
Belle et tranquille, et de me voir charmée,
Ainsi tout bas parlait ma bien-aimée.


Nos cœurs battaient ; l'extase m'étouffait ;
Les fleurs du soir entr'ouvraient leurs corolles...
Qu'avez-vous fait, arbres, de nos paroles ?
De nos soupirs, rochers, qu'avez-vous fait ?
C'est un destin bien triste que le nôtre,
Puisqu'un tel jour s'envole comme un autre !


Ô souvenirs ! trésor dans l'ombre accru !
Sombre horizon des anciennes pensées !
Chère lueur des choses éclipsées !
Rayonnement du passé disparu !
Comme du seuil et du dehors d'un temple,
L’œil de l'esprit en rêvant vous contemple !


Quand les beaux jours font place aux jours amers,
De tout bonheur il faut quitter l'idée ;
Quand l'espérance est tout à fait vidée,
Laissons tomber la coupe au fond des mers.
L'oubli ! l'oubli ! c'est l'onde où tout se noie ;
C'est la mer sombre où l'on jette sa joie.


Et voilà  J'espère que cet article un peu différent de ce que je vous propose d'habitude vous aura plu ! Encore une fois, je sais que mes photos ne sont pas les plus travaillées qui soient, et la plupart sont très mal cadrées ahah, mais je les prenais toujours sur le vif, car les couleurs et le ciel changeaient si rapidement En tout cas, ça m'a fait bien plaisir de parcourir les centaines de photos prises au cours des douze derniers mois, afin de n'en tirer que les plus jolies couleurs (selon moi(◡‿◡)

 Pour me contacter : plumvent.leblog@outlook.fr

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8 plume(s) déposée(s)

  1. J'aime beaucoup l'idée :) Et puis toutes ces couleurs, c'est magnifique !
    Bisous ma belle ❤

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    1. Merci ma belle :)

      Gros bisous (◡‿◡✿)

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  2. article très poétique, intime et tes photos sont magnifiques <3

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  3. Mais quelles belles photos ! J'adore les photos du ciel et les tiennes sont très belles :) Bisous !

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    1. Merci mille fois ma belle !

      Bisous (◡‿◡✿)

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  4. Ces photos sont juste magnifiques. 😍 Une vraie émotion. ❤
    Et ton article, tes mots, ce poème, j'adore ☺
    La préférée c'est la dernière 🌄😘

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    1. Merci, c'est très gentil (◡‿◡✿)

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